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A la trêve estivale je suis passé d'un club de Promotion de 1ère (avant dernier niveau) à une équipe d'excellence (meilleur niveau du département).

Trois mois plus tard je ne regrette pas mon choix. Après une saison très difficile l'année dernière où j'avais 4 mecs à l'entraînement, où j'étais obligé de jouer pour faire le nombre alors que j'avais décidé d'arrêter, j'ai le bonheur de pouvoir enfin reprendre mon rôle de coach à part entière.

Je prends beaucoup de plaisir à travailler avec ce groupe. Même si tout n'est pas parfait évidemment.

J'essaye évidemment d'être le plus cohérent possible, de rester sur les valeurs qui sont les miennes (pas de favoritisme, respect des uns et des autres et combativité sur le terrain).

Il est clair que ce n'est pas facile. Aujourd'hui que je suis entraîneur (depuis 2009) je comprends mieux la difficulté des choix à faire, que même par moment on est triste de ne pas pouvoir satisfaire tout le monde. Mais malheureusement on doit faire des choix. Je ferais des heureux et aussi des malheureux (voir des colériques). Le tout est que ces choix ne se porte pas sur du personnel (pote ou tête de turc). Tu es bon, tu es sérieux et respectueux alors tu as des chances de jouer.

Moi je fais toujours des choix en pensant que se sont les bons... Mais il m'arrive de me tromper, comme tout le monde.

Quand on est joueur on pense d'abord à son petit cas personnel. On veut jouer tous les matches, tous en titulaires, au poste que l'on préfère et aussi marquer des buts. Après quand on gagne nous sommes potes mais quand on perd on est toujours pote mais l'erreur du ou des buts que l'on a encaissé est toujours de la faute de quelqu'un d'autres. La remise en question se fait plus difficilement, on se rejette tous la faute. 

Alors que dans la victoire comme dans la défaite, c'est un groupe qui joue.

Quand t'es entraîneur tu vois d'abord le collectif. Tu gagnes, tu ne veux pas qu'on s'enflamme. Tu perds, tu ne veux pas que le tableau soit tout noir. Tu as aussi a gérer les caractères de chacuns, les égos, les susceptibilités et les mauvaises habitudes. Parfois tu penserais même être un peu psychologue.

Alors oui c'est vrai coach c'est difficile, beaucoup de pression, de remise en question perpétuelle et de travail tout au long de la semaine (pas que les mardis, vendredis et samedis). 

Mais j'aime ce poste, sinon je ne serais pas là. 

Nous sommes à la 3ème journée et nous devons nous améliorer dans l'envie, la combaitivité et surtout dans notre communication sur le terrain, sans oublier le marquage (j'allais l'oublier).

On doit muscler notre jeu sinon on va vers de sérieurse déconvenue.

Mais je crois en mon groupe. 

Teamkeke