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"Champion du monde, champion du monde, champion, champion, champion du monde"... N'en déplaise à ceux qui trouvent que l'on a été moche, que ce n'est pas la victoire du jeu et à ceux,  qui je trouve, sont un peu trop rageux, et bien tanpis car on a cette seconde étoile. Toutes les mauvaises excuses sont bonnes pour trouver qu'on ne la mérite pas cette victoire ou qu'on a eu beaucoup de chance lors de cette Coupe du Monde.

J'aime, comme en 98, que l'on est un pays et une équipe cosmopolite. Nous sommes un pays d'acceuil et multi-nationale (Espagne, Pologne, Cameroun, Arménie, Maroc, Portugal, Etc...). Je comprends que les français qui ont des origines étrangères, tout comme moi, aiment le pays de leur parents ou grands-parents mais je déteste quand ils utilisent un pays ou l'autre quand ça les arrange. Moi aussi j'ai des origines étrangères mais mon pays c'est la France, je supporte le pays de mon grand-père mais avant tout c'est la France. Même en Afrique-du-Sud j'étais français malgré l'image désastreuse. Je ne peux pas me dire Suèdois, Marocain, Portugais ou Russe quand la France est mauvaise ou que l'on considère que notre pays ne nous aide pas socialement puis être français lorsque les bleus triomphent. J'entends trop souvent, de la part des français, "Pays de merde", ""Nique la France" ou "d'autres phrases dans le genre. On peut aimer deux nations, deux pays, deux équipes... Mais laquelle est vraiment LA nôtre. Perso, et quoi qu'il arrive je suis fier d'être français... 

Je respecte tout le monde mais les critiques déplacées, les insultes, la récupération choisie ou la médisance me dérange.

France-Croatie : Sur le toit du monde

Comme depuis le début de la compétition, l'équipe de France a joué très bas. Quand j'analyse un match j'essaye de me mettre dans la peau du coach, d'un coach car même si je suis un tout petit entraîneur, je sais ce que c'est ce rôle à ma petite échelle. Celui qui ne connnait pas les aléas du coaching, ne peut pas comprendre tout ce qui se passe dans la tête du sélectionneur, toutes les données, les problématiques et surtout faire des choix souvent très difficile.

Didier Deschamps a logiquement continué de s'appuyer sur ce qu'il a mis en place depuis France-Pérou (1-0). Il a voulu changer son attaque avec Dembélé et non Giroud contre l'Australie et il s'est aperçu que c'était une mauvaise idée. Il est suffisemment intelligent pour avoir analysé que dans cette coupe du monde, il ne fallait pas mener les débats. En plus de cela, il avait des flêches offensives et jouer bas, pour poser des bandrilles, était forcément la meilleure solution. Surtout lorsque tu joues l'Argentine, l'Uruguay, la Belgique et la Croatie qui ont de super joueurs. Le but n'est-il pas de l'emporter ? Si c'est pour vouloir bien jouer et perdre, quel est l'intérêt ?

Ce soir, on a été fébrile défensivement et on n'a gagné que très peu de duels aérien. Que ce soit sur les coups de pieds arrêtés ou sur les grands ballons envoyé devant. Même N'Golo Kanté n'a pas été dans un grand jour (à priori malade avec une gastro). On doit avouer que la Bonne Etoile était de notre côté en première période tellement les croates ont multiplié les centres dangereux sans arriver à concrétiser. En seconde période, on a été moins mis en danger. Sûrement par ce 4-1 arrivé très vite dans le match et peut-être également sur le plan physique où les croates ont eu trois prolongations lors des tours pécédent, ce qui les a un peu éteint.

On a fait une moins bonne première période, tactiquement, que contre la Belgique mais une seconde période moins acculée devant notre but. Le joueur du match hier est Antoine Griezmann. 

Ensuite, on a su être efficace dans nos temps forts et nos points fort. C'est-à-dire sur les coups de pieds arrêtés et en seconde période lorsque la Croatie a tenté de revenir. On n'a pas dominé, on n'a pas produit un jeu alléchant mais on est champion du monde et c'est bien là le plus important. Ce soir j'ai aimé Griezmann qui est à la base de trois buts, qui a montré qu'il était le leader avec des consignes et des directives dans des moments importants (regardez quand il n'a pas le ballon). Nous avons été une équipe redoutable car on pouvait marquer dans tous les domaines et dans plusieurs styles (Coups de pieds arrêté, jeu de contre, phase construire, sur centre, but de la tête, frappe de loin, etc, etc, etc...).

La Croatie a tout tenté, comme la Belgique en demie, mais ça n'a pas souris. Quelle belle équipe avec les Modric, Lovren, Subasic, Mandzukic et ce surperbe Perisic. Malgré tout on est sur le toit du monde... pour 4 ans et on ne nous l'enlèvera pas, que cela plaise ou non aux mauvaises langues (comme Courtois encore une fois d'un boulard pas possible).

On s'est réveillé ce matin, avec deux étoiles dans les yeux et sur le coeur...

Merci les bleus

Kev